Frais de notaire pour l’achat d’un terrain : constructible ou non
Découvrez les frais de notaire pour l'achat d'un terrain: entre 7 et 8% du prix. Sur 50 000€, prévoyez 3 500 à 4 000€ TTC, montant non négociable.
Thomas Beaufort · Journaliste
Publié le

Fiche de vérification
- Sources : 6
- Mis à jour le : 30/10/2026
10 minutes de lecture
Points à retenir
- Le taux de 7 à 8 % s'applique à la majorité des acquisitions foncières en France.
- Les frais de notaire se décomposent en trois volets : les droits de mutation, les émoluments du notaire et les débours.
- Si vous achetez le terrain à un promoteur immobilier ou un constructeur assujetti à la TVA, c'est-à-dire un terrain neuf, les frais de notaire chutent considérablement.
- Un terrain non constructible subit le même taux de frais de notaire (7 à 8 %) qu'un terrain constructible.
Lorsque vous achetez un terrain auprès d’un particulier, les frais de notaire représentent entre 7 et 8 % du prix de vente. Sur un terrain de 50 000 €, cela signifie un coût supplémentaire de 3 500 à 4 000 € TTC que vous devez prévoir au-delà du prix d’achat annoncé. Ce montant n’est pas négociable : il résulte d’une réglementation fixée par l’État et appliquée par tous les notaires de la même manière.
Les chiffres clés des frais de notaire sur terrain
Le taux de 7 à 8 % s’applique à la majorité des acquisitions foncières en France. Ce taux global comprend trois éléments distincts qui se cumulent pour former le total facturé. Pour chaque terrain, le montant réel dépend du prix d’achat : en multipliant le prix par ce pourcentage, vous obtenez un ordre de grandeur fiable qui vous permet de budgétiser votre acquisition.
Ce pourcentage est plus élevé que celui appliqué aux maisons ou appartements habités, car les terrains ne bénéficient pas de réductions applicables au résidentiel. Le taux reste stable que le terrain soit constructible ou non, bien que cette distinction joue un rôle important sur d’autres aspects fiscaux.
Comparatif des offres — relevé le 30/10/2026
| Offre | Coût / taux | Condition | Atout | Limite |
|---|---|---|---|---|
| SCPI Mistral Sélection (via BoursoBank)Mis en avantBoursoBank (distributeur)Voir l’offre BoursoBank | 0 % de frais d'entrée ; ticket dès 180 € ; objectif de distribution 2026 d'au moins 7,5 % (non garanti) | Aucune | Souscription sans frais d'entrée dès 180 € | Frais de 5 % en cas de revente avant 6 ans ; risque de perte en capital, faible liquidité |
| SCPI Sofidynamic (via BoursoBank)Mis en avantSofidy (distribué par BoursoBank)Voir l’offre BoursoBank | 2 % de frais d'entrée ; part à 320 € ; taux de distribution 2025 : 9,04 % | Aucune | Ticket d'entrée de 320 € avec taux de distribution 2025 de 9,04 % | Frais de 5 % en cas de revente avant 8 ans ; taux non garanti (objectif 7 % sur 8 ans selon Sofidy) |
| SCPI CORUM OriginCORUM L'ÉpargneSite officiel ↗ | Part à 1 135 € ; frais de souscription 11,96 % TTC (environ 135,79 €/part) ; taux de distribution 2025 : 6,50 % | Aucune | Taux de distribution 2025 de 6,50 % (dont 5,93 % régulier) ; TRI depuis création 6,94 % | Frais de souscription élevés ; performance non garantie |
| SCPI PERIAL O2PERIAL Asset ManagementSite officiel ↗ | Taux de distribution 2025 : 4,65 % ; commission de souscription 10,2 % TTC | Aucune | Taux de distribution 2025 de 4,65 % | Commission de souscription de 10,2 % TTC |
| SCPI PERIAL Opportunités TerritoiresPERIAL Asset ManagementSite officiel ↗ | Taux de distribution 2025 : 7,50 % ; commission de souscription 13,2 % TTC | Aucune | Taux de distribution 2025 de 7,50 % | Commission de souscription de 13,2 % TTC |
| SCPI SofiboutiqueSofidySite officiel ↗ | Taux de distribution 2025 : 5,14 % ; frais de souscription 10 % HT (12 % TTC) | Aucune | Taux de distribution 2025 de 5,14 % | Frais de souscription de 12 % TTC |
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Composition des frais : comment les 7 à 8 % se répartissent
Les frais de notaire se décomposent en trois volets : les droits de mutation, les émoluments du notaire et les débours. Chacun représente une part du coût total et répond à des règles distinctes.
Les droits de mutation, appelés droits de mutation à titre onéreux ou DMTO, constituent la part la plus importante. Ils atteignent environ 5,81 % du prix de vente dans la plupart des départements. Cependant, plusieurs départements ont voté une majoration locale, portant ce taux jusqu’à 6,32 %. Ces droits ne vont pas au notaire : ils sont versés directement au Trésor public. C’est pourquoi même si vous négociez les tarifs du notaire, cette portion reste inchangée.
Les émoluments du notaire représentent la rémunération pour le travail effectué : rédaction de l’acte, vérifications légales, enregistrement auprès des administrations. Contrairement aux droits de mutation, ce barème est dégressif. Plus le prix de vente est élevé, moins le pourcentage appliqué augmente en proportion. Le calcul s’opère sur des tranches successives du prix d’achat :
- De 0 à 6 500 € : 3,87 %
- De 6 500 à 17 000 € : 1,59 %
- De 17 000 à 60 000 € : 1,06 %
- Au-delà de 60 000 € : 0,80 %
Cette structure progressive signifie qu’un terrain très cher ne verra pas ses frais augmenter proportionnellement au prix. Vous appliquez le taux de chaque tranche à la portion du prix qui lui correspond. Le notaire calcule automatiquement cette répartition lors de la facturation.
Les débours constituent le troisième élément. Il s’agit des frais réels engagés par le notaire pour constituer le dossier : recherches cadastrales, copies d’actes, taxes foncières, frais d’enregistrement auprès des administrations. Contrairement aux deux éléments précédents, les débours ne suivent pas un barème fixe. Ils varient selon la complexité du dossier, l’historique du terrain et les demandes administratives nécessaires. Le notaire doit vous communiquer une estimation avant signature, et ces frais vous seront facturés au réel, sans dépassement non autorisé.
Cas particulier : achat auprès d’un professionnel, frais réduits à 2 à 3 %
Si vous achetez le terrain à un promoteur immobilier ou un constructeur assujetti à la TVA, c’est-à-dire un terrain neuf, les frais de notaire chutent considérablement. Ils passent à environ 2 à 3 % du prix hors taxe. Cette réduction majeure s’explique par un changement du régime fiscal : les droits de mutation disparaissent et sont remplacés par la TVA appliquée sur la vente elle-même.
Comparé à un terrain identique acheté auprès d’un particulier, cette réduction représente une économie substantielle. Sur un même prix de base, vous débourserez nettement moins en frais de notaire lorsque le vendeur est assujetti à TVA. Cet écart justifie souvent que les promoteurs affichent des prix légèrement plus élevés que des terrains d’occasion : l’économie réalisée sur les frais de notaire peut compenser cette différence apparente. Vous devez cependant ajouter à ce calcul la TVA sur le prix du terrain, qui s’ajoute au coût total d’acquisition. Le devis du notaire clarifiera cette distinction entre prix hors taxe et prix toutes taxes comprises.
Terrain non constructible : même taux, mais TVA exonérée
Un terrain non constructible subit le même taux de frais de notaire (7 à 8 %) qu’un terrain constructible. La distinction ne porte pas sur les droits de mutation ni sur les émoluments, qui restent identiques. Le régime fiscal différent intervient ailleurs dans le processus d’achat.
L’avantage fiscal du terrain non constructible se situe au niveau de la TVA. Le vendeur (particulier) ne collecte pas de TVA sur la vente, car ce terrain n’est pas destiné à la construction. Vous n’avez donc que le prix du bien à payer, sans TVA supplémentaire. Ce gain réduit indirectement la base sur laquelle se calculent les frais de notaire, ce qui diminue votre coût total. Pour clarifier par l’exemple : un terrain constructible vendu auprès d’un promoteur assujetti à TVA entraîne une TVA supplémentaire sur le prix d’achat. Un terrain non constructible vendu par un particulier n’entraîne aucune TVA, et vous payez seulement le prix d’achat plus frais de notaire basés sur ce montant. L’exonération de TVA procure donc une économie réelle, même si les taux de frais restent les mêmes en pourcentage.
Terrains agricoles : cas du taux réduit à 0,70 %
Certains terrains agricoles bénéficient d’un régime fiscal très avantageux : les frais de notaire peuvent tomber à un taux départemental de 0,70 % seulement. Cette réduction spectaculaire s’applique dans le cadre de dispositifs d’aide aux jeunes agriculteurs, mais sous conditions strictes que vous devez vérifier.
Pour bénéficier de ce taux réduit, plusieurs conditions doivent être réunies. L’acheteur doit être qualifié de jeune agriculteur au sens légal, ce qui implique un âge limité et une inscription au registre professionnel. Le terrain doit être situé dans une zone géographique éligible définie par le département, généralement les zones agricoles productives. Enfin, l’acquisition doit s’inscrire dans un parcours de développement agricole reconnu, avec documentation justificative. Ces conditions varient selon les régions et les départements, ce qui signifie que l’applicabilité dépend entièrement de votre situation et de la localisation du bien. Si vous êtes potentiellement éligible à ce régime, consultez directement un notaire ou la chambre d’agriculture de votre région pour vérifier l’applicabilité à votre cas. Le notaire calculera automatiquement le taux correct lors de la signature une fois les critères d’éligibilité établis.
Comment calculer vos frais : la formule simple
Pour une estimation rapide avant de rencontrer un notaire, utilisez cette approche : multipliez le prix de vente par 7,5 %, qui représente la moyenne de la fourchette 7 à 8 %. Cette estimation vous permet de vérifier que vous disposez du budget nécessaire avant d’avancer dans le processus d’achat.
Cette formule est une approximation utile, mais la valeur réelle dépend de plusieurs facteurs : le taux DMTO exact de votre département, qui varie entre 5,81 et 6,32 % selon les majorations votées localement ; la tranche précise du barème des émoluments appliquée, qui est dégressif selon le montant total ; la nature du vendeur, qu’il soit particulier ou professionnel assujetti à TVA ; et les débours spécifiques à votre dossier, qui dépendent du cadastre et de l’historique du bien. Pour une estimation plus fiable et détaillée, demandez un devis écrit au notaire avant signature. Tous les notaires disposent d’outils de calcul précis intégrant votre situation particulière. Le devis détaillera chaque ligne de coût : droits de mutation avec le taux applicable, émoluments calculés selon le barème, débours estimés. Vous pouvez aussi consulter des simulateurs spécialisés qui appliquent les barèmes officiels, bien que le devis du notaire saisi reste la référence définitive et opposable.
Ce qui change selon votre région
Le taux DMTO n’est pas uniforme en France. Le taux de base est 5,81 %, mais les collectivités territoriales disposent du pouvoir de voter une majoration. Cette majoration varie selon les départements, ce qui porte le taux total entre 5,81 et 6,32 %. Certains départements ont choisi une majoration pour financer des politiques publiques locales : habitat, transports, environnement. D’autres n’ont appliqué aucune majoration, ce qui représente un avantage fiscal local non négligeable.
Cette variation régionale signifie qu’un terrain identique acheté au même prix dans deux départements différents n’entraînera pas exactement les mêmes frais de notaire. Le département à taux inférieur sera moins coûteux qu’un département à taux supérieur. Le notaire connaît précisément le taux applicable dans le département où se situe le terrain, car c’est une donnée administrative fixe et publique. Vous n’avez pas besoin de chercher cette information : elle figure automatiquement dans l’avant-projet établi après signature du compromis. Si vous souhaitez vérifier le taux, demandez-le directement au notaire choisi, qui vous communiquera le détail avant tout engagement.
Dans la rubrique Immobilier, à lire aussi : Frais de notaire pour l'achat d'une maison ; SCPI en assurance vie ; Étapes d'un achat immobilier.
Avant de signer : les vérifications essentielles
Plusieurs points méritent une attention particulière avant la signature définitive pour éviter les surprises financières et administratives.
Demandez un devis écrit au notaire dès que possible, idéalement dès l’avant-projet qui suit signature du compromis. Ce document doit détailler l’intégralité des frais : droits de mutation avec le taux applicable, émoluments selon le barème dégressif, estimation des débours. Aucun frais ne doit être facturé en dehors de ce devis sauf accord écrit supplémentaire dûment motivé.
Vérifiez que le terrain ne porte pas d’arriérés d’impôt foncier. Le notaire effectuera cette vérification dans ses recherches, mais vous pouvez anticiper. Des arrérés pourraient devenir votre responsabilité à la signature. C’est pourquoi demander un certificat de non-imposition ou une attestation de régularité auprès de la mairie constitue une précaution utile.
Confirmez le taux DMTO applicable en fonction de votre département. Le notaire vous l’indiquera précisément, mais mieux vaut le connaître avant les négociations pour ajuster votre budget total d’achat et vérifier la cohérence avec votre financement. Si vous achetez un terrain non-constructible, assurez-vous que le vendeur confirme par écrit cette qualification, car elle justifie l’exonération de TVA et influe sur les débours. Vérifiez aussi auprès de la mairie que le terrain n’entrera pas dans le périmètre constructible à court terme suite à des modifications du plan local d’urbanisme.
Enfin, adressez au notaire toutes les questions relatives aux débours. Demandez-lui de détailler lesquels sont prévisibles et lesquels pourraient se révéler après signature. Un devis clair et transparent dès le départ évitera les incompréhensions ultérieures et vous permettra de budgétiser avec précision votre acquisition foncière.
Sources
- dimo-diagnostic.net, consulté le 30/10/2026
- actav.fr, consulté le 30/10/2026
- selectra.info, consulté le 30/10/2026
- immonot.com, consulté le 30/10/2026
- e-immobilier.credit-agricole.fr, consulté le 30/10/2026
- Pages officielles des établissements cités dans le tableau comparatif, consultées le 30/10/2026 (liens dans le tableau).


