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Frais des plans d’épargne retraite : points clés
Explication des catégories de frais sur le PER, où les retrouver, repères publics et vérifications avant souscription ou transfert.
Par Sophie Lefebvre
Mis à jour le 22 septembre 2026 6 min de lecture
Le plan d’épargne retraite (PER) peut porter des frais très variés. Cette page explique quelles catégories de frais existent, où les retrouver dans la documentation, quels repères publics citer et quelles vérifications demander avant de souscrire ou de transférer. Mise en garde générale : ce contenu informe et ne remplace pas un conseil personnalisé ; vérifiez les documents contractuels et les sources officielles mentionnées.
Pourquoi s’intéresser aux frais d’un PER
Repères chiffrés
Les frais diminuent le rendement net d’un PER. Le différentiel entre frais appliqués à la part investie en fonds en euros et frais prélevés sur les unités de compte (UC) peut affecter le résultat final. Le fonds en euros garantit le capital sous réserve des modalités contractuelles, tandis que les UC ne garantissent pas le capital.
Le PER regroupe trois compartiments : versements volontaires, épargne salariale et versements obligatoires. Le compartiment de versements obligatoires n’autorise la sortie qu’en rente.
Avant toute souscription ou transfert, consultez le document d’information clé (DIC) du contrat et le simulateur officiel. Les documents cités dans cet article portent leur source et leur date de consultation, conformément aux consignes.
Quelles catégories de frais existent sur un PER ?
Frais sur versement / frais d’entrée : ils correspondent à une retenue lors du dépôt et sont précisés dans le DIC. Le DIC et l’accord de Place du 02/02/2022 listent ces frais et indiquent où trouver le taux applicable.
Frais de gestion annuels : ces frais sont prélevés sur l’encours. Ils peuvent différer entre la partie investie en fonds en euros et la partie en UC. Les règles et observations figurent dans les réglementations assurance et dans les collectes ACPR/Banque de France.
Frais d’arbitrage : ils s’appliquent aux opérations internes (transferts entre fonds euros et UC). Le DIC précise souvent une fourchette ou un mode de calcul ; consultez la notice produit pour connaître le montant exact applicable à votre contrat.
Frais de gestion sous mandat / gestion pilotée : la gestion sous mandat entraîne fréquemment des frais additionnels. Ces frais figurent dans le DIC et doivent être comparés à une gestion libre si vous voulez estimer leur impact.
Frais sur opérations et frais de transaction : certains supports (titres vifs, ETF) peuvent générer des frais de transaction. Ces coûts découlent de la législation des marchés et des pratiques des prestataires ; ils sont détaillés dans la documentation produit et dans la réglementation applicable.
Rétrocessions et frais internes aux UC : les UC intègrent des frais de gestion propres aux fonds. Ces frais apparaissent dans la notice produit et dans la documentation des fonds ; le lecteur doit veiller à les repérer dans la rubrique consacrée aux frais des supports.
Frais de transfert : la loi plafonne les frais de transfert à 1 % des droits acquis si le plan a moins de cinq ans et les rend nuls au-delà de cinq ans (Légifrance — CMF art. L224-6). Cette règle est un repère légal utile lors d’un transfert entre contrats.

Où trouver ces frais dans la documentation et que demander au commercial
Document d’information clé (DIC) / notice produit : le DIC doit indiquer les rubriques « frais prélevés », « frais sur unités de compte », « frais en cas de transfert » et les modalités de calcul. Le communiqué ministériel du 02/02/2022 renforce l’obligation de transparence et précise quels éléments doivent figurer.
Rubriques à copier dans le DIC pour vérification : les intitulés usuels à repérer sont « frais d’entrée », « frais de gestion annuels », « frais d’arbitrage », « frais de gestion sous mandat » et « frais en cas de transfert ». Si une rubrique manque, demandez qu’elle soit fournie par écrit.
- Checklist à poser au commercial : demandez le DIC complet, la grille de frais applicable, les conditions de transfert et l’existence d’une gestion sous mandat avec ses coûts détaillés.
- Exigez que chaque chiffre transmis porte une année, une URL ou une référence au DIC et une date de consultation.
- Demandez la mention explicite des frais internes aux UC et la présence d’une rubrique sur les rétrocessions le cas échéant.
Exemples réglementaires et repères chiffrés publics
Plafond légal des frais de transfert : frais plafonnés à 1 % des droits acquis si le plan a moins de cinq ans ; gratuits au-delà de cinq ans (Légifrance — CMF art. L224-6).
Données publiques sur les frais moyens : l’ACPR / Banque de France publie des collectes. Les chiffres publiés par l’ACPR pour les PER/assurance-vie figurent dans les rapports de collecte OPEF. Reprendre uniquement les chiffres explicitement publiés et sourcés par l’ACPR si vous souhaitez les citer.
Fiscalité et prélèvements sociaux à connaître : prélèvements sociaux sur les revenus du capital sont de 18,6 % depuis le 01/01/2026 et le prélèvement forfaitaire unique (PFU) est de 31,4 % (12,8 % impôt + 18,6 % PS) — ces chiffres figurent dans la fiche service-public F36526. Si la page aborde la fiscalité de la sortie, mentionnez toujours l’année et la source.
Cas pratiques et points de vigilance selon les situations
Transfert d’un ancien PER : vérifiez le DIC du contrat d’origine pour connaître les frais réels et comparez-les au plafond légal (Légifrance — CMF art. L224-6). La gratuité après cinq ans est un point déterminant pour le coût du transfert.
Souscription en ligne vs via un conseiller : les frais d’entrée peuvent varier ; certaines notices commerciales montrent des offres en ligne avec frais d’entrée réduits voire nuls. Vérifiez le DIC et la documentation commerciale pour confirmer le cas particulier.
Versements réguliers et gestion pilotée : les versements réguliers subissent les mêmes frais d’entrée et de gestion que les versements libres. La gestion pilotée peut entraîner des frais supplémentaires qui figurent dans le DIC ; comparez les coûts annexes aux avantages attendus.
TNS et salariés : les règles de plafond pour la déductibilité diffèrent selon le statut. Les formules de calcul du plafond salarié et du plafond TNS figurent dans le Code général des impôts (art. 163 quatervicies et art. 154 bis) et les valeurs liées au PASS 2026 permettent d’illustrer ces plafonds.
Actions pratiques et références à consulter
Avant toute décision : demandez le DIC complet et la notice produit, vérifiez les rubriques frais et transferts, et obtenez par écrit les taux et la date de publication des chiffres fournis.
Repères officiels à consulter :
- Légifrance — Code monétaire et financier et articles cités pour la création du PER et le plafond des frais de transfert.
- Service-public.fr — fiche « Plan d’épargne retraite (PER) » et fiches fiscales.
- URSSAF — plafond de la sécurité sociale (PASS 2026 = 48 060 €, PASS 2025 = 47 100 €).
- ACPR / Banque de France — collectes OPEF pour données sur frais moyens.
Comportement conseillé lors d’un échange commercial : obtenez le DIC, exigez la référence du document et sa date, notez les éléments manquants et n’acceptez pas d’informations orales non consignées par écrit. Vérifiez les plafonds de déductibilité à l’aide des articles 163 quatervicies et 154 bis du CGI et des valeurs PASS citées ci‑dessus.
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